Par le simple fait de se raconter encore et encore et différemment une histoire, cette histoire devient le contenant et l’agent de notre identité de groupe, identité chaque année reconstituée, ré-imaginée et transmise. Or si on est enjoint de raconter la naissance de notre peuple et de s’y identifier comme si on était nous-mêmes sortis d’Égypte, la seule chose ou presque que nos haggadot, ne contiennent pas est précisément cette histoire des douze premiers chapitres du livre de Shemot.
Ces chapitres mettent en scène la naissance d’un héros en parallèle de la naissance d’un peuple, et on peut être interpelé par le nombre de femmes, par l’inondation de naissances et les flots de sang qui traversent la narration.
C’est de ces femmes, de ces naissances héroïques d’individus ou de groupes et de ce sang dans les douze premiers chapitres de Shemot que ce support d’étude vous propose d’explorer. À supposer que ces douze chapitres mettent en scène un processus qui commence à la naissance de Moshé et qui finit avec la naissance d’un peuple, quel est le rôle des femmes et quel est celui du sang?
Attrapez votre Havrouta et bonne étude!